L'ancien adjoint des Éléphants Guy Demel accuse la Fédération ivoirienne de football de lui avoir compliqué la tâche après un titre continental. Ses déclarations tombent à quatre jours d'un scrutin fédéral sous tension.
Publie le 10 septembre 2026 à 20:02 - mis a jour le 11 septembre 2026 à 21:49

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Un titre continental au tableau de chasse. Et pourtant, pas de contrat renouvelé. Guy Demel ne décolère pas, et il le dit sans détour à quatre jours d'un scrutin qui va rebattre les cartes du football ivoirien.
L'ancien sélectionneur adjoint des Éléphants accuse publiquement la Fédération ivoirienne de football de lui avoir imposé des « conditions compliquées » après le non-renouvellement de son contrat. Dans une interview diffusée le 10 septembre 2026 sur NCI , Demel affirme que la fédération n'aurait jamais été pleinement satisfaite du sacre continental obtenu sous sa direction. Il conteste ouvertement la légitimité d'Hervé Renard, aujourd'hui à la tête de la FIF, à juger son bilan.
Le timing n'a rien d'un hasard. Dans un second article publié le même jour, que le président sortant de la FIF, Idriss Diallo, brigue un second mandat le 12 septembre à Yamoussoukro, sur la promesse d'une fédération « transparente » d'ici 2030. Les propos de Demel viennent jeter un froid supplémentaire sur une élection déjà scrutée de près, dans un football ivoirien qui a souvent réglé ses comptes internes en coulisses plutôt qu'à voix haute.
Gagner une CAN ne protège personne, visiblement, des logiques de fédération. Et c'est là tout le paradoxe du football africain : des résultats sportifs qui font la fierté d'un pays, mais des institutions qui restent, elles, à la traîne sur la gouvernance et la reconnaissance de ceux qui produisent ces résultats.
À l'horizon 2030, une fédération réellement transparente saura-t-elle enfin récompenser ceux qui gagnent sur le terrain, ou les crises de gouvernance continueront-elles à éclipser les trophées ?
À quatre jours du vote, la FIF va-t-elle répondre publiquement aux accusations de Guy Demel, ou laisser l'affaire s'enliser jusqu'à l'élection ?
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