José de Lima Massano annonce à la conférence Angola Oil & Gas que Luanda a injecté 99 milliards de dollars dans le secteur pétrolier depuis 2017, avec 66 milliards supplémentaires prévus d'ici 2030 pour freiner un déclin de production entamé en 2016.
Publie le 11 septembre 2026 à 15:30 - mis a jour le 11 septembre 2026 à 19:47

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Luanda, 9 septembre 2026, à la tribune de la conférence Angola Oil & Gas, José de Lima Massano n'a pas mâché ses mots pour convaincre les investisseurs internationaux que l'Angola pétrolier n'est pas en train de mourir. Le ministre d'État à la Coordination économique annonce un chiffre qui claque : 99 milliards de dollars investis dans le secteur pétrolier en neuf ans, entre 2017 et 2025.
Autant dire l'équivalent de plusieurs budgets annuels de l'État angolais réunis, injectés dans les plateformes offshore, les puits et les raffineries pour empêcher un effondrement. Car depuis 2016, la production pétrolière du pays dégringole, avec des baisses annuelles allant jusqu'à 15 %. Un déclin qui menace directement les recettes budgétaires d'un pays où le pétrole représente encore l'essentiel des revenus d'exportation.
Sur le terrain, ces investissements se traduisent par 38 puits d'exploration forés et 16 découvertes, écrit le portail économique angolais. Le gouvernement a aussi négocié 72 nouvelles concessions, dont 44 déjà signées et 28 en attente d'approbation. Et la suite s'annonce tout aussi massive : plus de 66 milliards de dollars sont attendus entre 2026 et 2030, d'après Forbes Africa Lusofona, dont 10 milliards apportés par le géant français TotalEnergies sur cinq ans.
L'Angola mise aussi sur le raffinage, avec l'usine de Cabinda inaugurée en 2025 et celle de Lobito en chantier, et sur le gaz naturel, longtemps traité comme un simple sous-produit du brut. Mais le vrai test se joue ailleurs : en 2025, les entreprises angolaises n'ont capté que 8 % des contrats du secteur, freinées par l'accès au financement et la faiblesse technologique locale.
C'est là que se joue l'avenir. Une Afrique qui veut peser en 2050 ne peut pas se contenter d'attirer des milliards étrangers si ses propres entreprises restent à la marge de la chaîne de valeur. L'Angola peut-il transformer cette manne pétrolière en véritable souveraineté économique, ou restera-t-il le sous-traitant de ses propres ressources ?
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