Cinquante ans après l'établissement de leurs relations, l'Angola et le Botswana ouvrent de nouveaux chantiers communs, de la raffinerie de Lobito au tourisme transfrontalier du KAZA.
Publie le 9 septembre 2026 à 09:45 - mis a jour le 9 septembre 2026 à 13:43

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Cinquante ans de relations diplomatiques, et un nouveau chapitre qui s'écrit du côté de la raffinerie de Lobito. L'Angola et le Botswana ont annoncé l'élargissement de leur coopération bilatérale à quatre nouveaux secteurs, l'énergie, le pétrole, le tourisme et l'industrie diamantaire, en plus des domaines déjà établis de la défense et de l'élevage, rapporte AllAfrica.
Le Botswana envisage de devenir actionnaire de la raffinerie de Lobito, en Angola, un projet industriel stratégique pour la région. Le président angolais João Lourenço a résumé l'esprit de ces échanges : "Ces visites sont venues sceller la voie que les deux pays entendaient suivre afin d'approfondir leurs liens."
Luanda affiche également son ambition de produire de l'électricité pour répondre aux besoins énergétiques de toute l'Afrique australe, tandis que les deux pays entendent renforcer leur implication dans le projet touristique transnational KAZA, qui associe cinq pays autour du bassin du Kavango-Zambèze.
L'accord illustre une dynamique plus large en Afrique australe : des pays voisins qui, plutôt que de se limiter à une coopération sécuritaire classique, cherchent à construire des chaînes de valeur communes, du raffinage pétrolier au tourisme de conservation partagé. Pour des économies encore trop dépendantes de l'exportation de matières premières brutes, ce type de partenariat industriel régional pourrait ouvrir une autre voie.
Ce sont ces alliances régionales, capables de mutualiser infrastructures et marchés, qui permettront demain à des économies de taille moyenne comme celles d'Angola et du Botswana de peser davantage face aux grands blocs économiques mondiaux.
Cette coopération élargie tiendra-t-elle ses promesses industrielles, ou restera-t-elle, comme tant d'accords bilatéraux africains, une déclaration d'intention de plus ?
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