Les trois pays de l'Alliance des États du Sahel viennent de franchir une première étape vers une co organisation commune de la Coupe d'Afrique des nations 2032.
Publie le 23 juillet 2026 à 20:12 - mis a jour le 29 juillet 2026 à 15:15

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Trois drapeaux, un seul dossier. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont franchi cette semaine une première étape officielle vers l'organisation conjointe de la CAN 2032, après validation de leur déclaration d'intérêt par la Confédération africaine de football, annonce la Fédération nigérienne de football dans un communiqué relayé par Burkina24.
La rencontre s'est tenue le 18 juillet à New York, entre le président de la CAF Patrice Motsepe et les présidents des trois fédérations concernées. Selon Burkina24, cette candidature conjointe s'inscrit explicitement dans la dynamique de l'Alliance des États du Sahel, la confédération née du rapprochement politique entre les trois pays depuis leur sortie de la CEDEAO. La CAF, de son côté, a confirmé dans un communiqué officiel que le dossier respecte les critères de recevabilité prévus par son règlement des candidatures.
Sur le papier, c'est une candidature sportive. Dans les faits, c'est une déclaration politique déguisée en dossier de la CAF. Trois pays sous régime militaire, isolés diplomatiquement de la CEDEAO, veulent prouver au continent qu'ils restent capables d'organiser un événement d'envergure mondiale malgré les tensions sécuritaires qui rongent la région depuis plus d'une décennie.
Réussir ce pari, ce serait envoyer un message fort à l'Afrique de 2050 : la stabilité institutionnelle ne se décrète pas seulement depuis les capitales occidentales, elle se construit aussi depuis le Sahel, à sa manière.
Un Sahel en guerre contre les groupes armés peut il vraiment accueillir une CAN dans six ans, ou ce dossier restera t il d'abord un symbole politique ?
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