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Verdict confirmé : Rigathi Gachagua reste destitué. Il refuse une indemnisation de 50 millions de shillings qu'il juge insultante. Crise politique au sommet.
Publié le 10 juin 2026 à 17:39 UTC+0

Le verdict est tombé. Rigathi Gachagua ne reviendra pas au poste de vice-président.
Le 10 juin 2026, la Haute Cour du Kenya a confirmé la constitutionnalité de la procédure d'impeachment qui a destitué l'ancien vice-président, selon AllAfrica et Capital FM. Une décision attendue depuis la veille, quand un banc de trois juges devait trancher. Gachagua a aussitôt rejeté une indemnisation proposée de 50 millions de shillings kenyan (environ 380 000 dollars), la qualifiant d'insulte.
Pour ses partisans, surtout dans la région montagneuse, c'est une humiliation politique. Pour ses adversaires, c'est la preuve que les institutions peuvent sanctionner un dirigeant puissant. Pour la jeunesse kenyane, c'est surtout une leçon : au sommet de l'État, les procédures juridiques et les guerres de clans se confondent.
Ce verdict clôt une phase, pas la crise. Gachagua reste une figure mobilisatrice. William Ruto doit gouverner sans son ancien allié devenu rival. Les élections locales et la stabilité économique pèsent dans la balance.
Un pays ne se construit pas seulement avec des destitutions. Il se construit avec des réponses sur l'emploi, le coût de la vie, la corruption. La rue kenyanne le rappelle régulièrement.
Le Kenya sortira-t-il renforcé de cette crise institutionnelle, ou la destitution de Gachagua ouvrira-t-elle une guerre politique encore plus longue ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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