Fil info
InfoNouveau site, même voix.
InfoNouveau site, même voix.
- InfoNouveau site, même voix.
Bamako se félicite de quitter la liste grise du GAFI et prolonge des fonds de résilience économique. Souveraineté financière ou communication de crise ?
Publié le 5 juin 2026 à 10:30 UTC+0

Quitter une liste noire ne suffit pas à relancer une économie. Bamako le sait, mais affiche la victoire.
Lors d'un Conseil des ministres, le gouvernement malien s'est félicité de la sortie du pays de la liste grise du Groupe d'action financière, le GAFI. Cette inscription compliquait transactions internationales, accès au crédit et confiance des partenaires. Pour une économie déjà fragilisée par des sanctions régionales passées et une guerre permanente, le geste compte.
Les autorités mettent aussi en avant leur participation à la réunion ministérielle du GIABA à Abidjan et annoncent la prolongation de plusieurs fonds de résilience destinés au secteur privé. Dotés de plus de 28 milliards FCFA, ces mécanismes auraient garanti des milliers de crédits et mobilisé plus de 1 800 milliards FCFA de financements en faveur des entreprises, selon le gouvernement.
Le message est clair : le Mali veut prouver qu'il maîtrise le blanchiment et le financement du terrorisme, tout en soutenant ses entrepreneurs. C'est cohérent avec la rhétorique de souveraineté portée par la junte depuis 2020.
Reste la réalité du terrain. Les PME peinent à exporter, les banques restent prudentes, l'inflation mord. Sortir du gris du GAFI ouvre des portes. Les franchir exige stabilité juridique, énergie fiable et sécurité routière.
Bamako a gagné un battle de conformité financière. La guerre économique, elle, continue.
Les fonds de résilience transformeront-ils la vie des commerçants de Bamako ou resteront-ils des chiffres de communique ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…