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Mine Loulo-Gounkoto de Barrick placée sous administration provisoire de l'État malien. 15 % production aurifère. Conflit avec Bamako.
Publié le 17 juin 2026 à 10:13 UTC+0

15 % de l'or malien. Une multinationale canadienne. Et Bamako qui pose enfin le pied sur le volant.
La justice malienne a placé la mine d'or de Loulo-Gounkoto, exploitée par le groupe Barrick, sous administration provisoire de l'État pour six mois, selon Agence Ecofin. C'est l'aboutissement d'un bras de fer qui dure. Taxes, redevances, permis expiré en février 2026, arbitrage devant le CIRDI : le dossier est explosif.
Pour Bamako, c'est une question de souveraineté. Le Mali veut capturer plus de valeur sur ses ressources naturelles, surtout dans un contexte où l'or finance une partie de l'économie de guerre. Pour Barrick, c'est un précédent dangereux qui pourrait faire tache d'huile sur d'autres sites africains.
Jeune Afrique rappelle que l'AES (Mali, Burkina, Niger) est sous pression sur sa crédibilité sécuritaire. Nationaliser ou contrôler les mines, c'est aussi un message politique intérieur : l'État reprend la main.
Pour la jeunesse malienne, le débat est vif. Certains applaudissent. Enfin, disent-ils, on arrête de laisser les étrangers décider. D'autres s'inquiètent : et si la production s'effondre ? Et si les investisseurs fuient ?
Loulo-Gounkoto n'est pas un village perdu. C'est un complexe industriel majeur. Des milliers d'emplois directs et indirects. Des routes, des convois, des enjeux sécuritaires autour de chaque camion.
Agence Ecofin parle de contrôle « provisoire ». Provisoire, mais révélateur. Le Mali teste une ligne rouge.
Barrick et Bamako trouveront-ils un accord qui préserve production et revenus, ou l'Afrique de l'Ouest entre-t-elle dans une ère de mines sous contrôle étatique sans filet pour les opérateurs ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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