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Des armes lootées en Libye en 2011 retrouvées chez des groupes extrémistes au Nigeria et au Sahel. Nakamitsu alerte sur des décennies de violence.
Publié le 14 juin 2026 à 14:25 UTC+0

La fin d'un conflit ne signifie pas la fin des armes. Parfois, c'est le début d'une autre guerre, ailleurs.
La haute représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, a averti que des armes lootées ou détournées lors du conflit libyen de 2011 ont resurfacé entre les mains de groupes extrémistes opérant au Nigeria et dans le Sahel, selon AllAfrica. Des stocks retracés au Niger, au Burkina Faso et au Nigeria, parfois jusqu'aux combattants jihadistes.
« La fin du conflit ne signifie pas la fin de la circulation de ces armes », a-t-elle insisté. Des décennies après la chute de Kadhafi, le continent paie encore le prix de cette prolifération. Nakamitsu relie aussi la menace aux armes fantômes, aux fusils imprimés en 3D et aux réseaux de trafic de plus en plus sophistiqués.
Pour les jeunes Nigérians et Saheliens, le message est brutal : l'insécurité qui bloque les routes, ferme les écoles et pousse à l'exode a parfois des racines très lointaines, dans des déserts libyens qu'ils n'ont jamais vus.
Abuja et ses voisins parviendront-ils à couper ces flux d'armes héritées de 2011, ou la guerre du Sahel continuera-t-elle d'être alimentée par des stocks qui ne s'épuisent jamais ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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