Un tribunal soudanais a condamné à mort par contumace le chef des Forces de soutien rapide, Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti.
Publié le 18 juillet 2026 à 22:45 — mis à jour le 17 octobre 2026 à 08:54

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Un tribunal soudanais a prononcé la peine de mort par contumace contre Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, chef des Forces de soutien rapide (RSF), selon les informations relayées par OkayAfrica dans sa revue quotidienne de l'actualité africaine.
Par contumace, c'est-à-dire en son absence. Le principal intéressé reste, à ce jour, activement engagé dans le conflit qui oppose ses forces à l'armée soudanaise depuis plus de deux ans, un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés selon les organisations humanitaires internationales.
Cette condamnation, aussi lourde soit-elle sur le papier, ne change rien concrètement au rapport de force sur le terrain tant que les combats se poursuivent. Elle a surtout une portée symbolique et diplomatique, celle d'un État soudanais qui cherche à réaffirmer sa légitimité judiciaire face à une rébellion qui contrôle toujours de larges portions du territoire.
Le Soudan reste l'un des conflits les plus meurtriers et les moins couverts du continent, et que chaque décision judiciaire de ce type interroge la capacité de la justice africaine à un jour vraiment rendre des comptes, au-delà des symboles.
Une condamnation à mort qui ne s'exécutera probablement jamais : symbole utile, ou justice de façade ?
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