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Le Parlement zimbabwéen examine un texte qui pourrait étendre la durée du mandat présidentiel. À Harare, l'opposition y voit une manœuvre pour verrouiller le pouvoir.
Publié le 4 juin 2026 à 08:32 UTC+0

Harare retourne à une équation familière : modifier les règles du jeu avant la fin du match.
Le Parlement zimbabwéen examine un projet de loi qui pourrait prolonger la durée du mandat présidentiel, selon Africanews. Le texte intervient dans un contexte déjà tendu : élection contestée, opposition muselée, économie fragilisée par l'inflation et les sanctions. Pour le pouvoir, il s'agirait d'aligner la Constitution sur des « réalités de gouvernance ». Pour l'opposition et une partie de la société civile, c'est une porte ouverte à la présidence à vie déguisée.
Le Zimbabwe n'est pas seul dans cette pratique. Plusieurs États africains ont tenté, réussi ou échoué à repousser les limites constitutionnelles. Chaque fois, le même argument revient : la stabilité exige la continuité. Chaque fois, le résultat observé est différent : investisseurs prudents, jeunesse exilée, institutions affaiblies.
Un pays qui veut peser dans la ZEPAC, attirer des capitaux sur ses minerais et moderniser son agriculture a besoin de prévisibilité juridique, pas de surprise constitutionnelle. Prolonger un mandat sans large consensus national envoie le signal inverse : le pouvoir se protège avant de servir.
Peut-on bâtir une Afrique forte quand les règles électorales changent au profit de ceux qui les tiennent déjà ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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