La Direction générale de l'enseignement supérieur publie une liste noire dominée par 25 antennes d'un seul groupe privé. L'ISEG dénonce des accusations diffamatoires et promet une action en justice.
Publié le 4 octobre 2026 à 16:50

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Trente-quatre établissements. Des milliers d'étudiants, et parfois leurs familles entières, qui ont investi des années de scolarité et d'économies dans des diplômes dont la reconnaissance officielle n'était, en réalité, jamais garantie.
Selon Dakaractu, la Direction générale de l'enseignement supérieur (DGES), dirigée par le professeur Mamadou Sidibé, a publié début octobre une liste de 34 établissements privés non reconnus au Sénégal : 32 pour les niveaux licence et master, 2 pour le doctorat.
La liste est dominée par 25 antennes d'un seul groupe, l'ISEG, réparties entre Ziguinchor, Thiès, Saint-Louis, Kolda et Kaolack. D'après le même média, les autorités appellent les familles à la prudence avant toute inscription, tandis que l'ISEG dénonce des accusations qu'elle qualifie de « diffamatoires » et annonce une action en justice contre la DGES.
Ce dossier touche un nerf sensible dans toute l'Afrique de l'Ouest : l'explosion du privé dans l'enseignement supérieur, portée par une demande massive de diplômes que le public ne peut plus absorber, et une régulation étatique qui, trop souvent, arrive après coup.
Le Sénégal n'est pas isolé : des crises similaires de reconnaissance d'écoles privées ont déjà agité le Mali et la Côte d'Ivoire ces dernières années.
L'Afrique de 2050 aura besoin de millions de diplômés supplémentaires pour absorber sa jeunesse. Mais un diplôme non reconnu, c'est une dette contractée pour rien, une génération qu'on prépare à l'échec administratif plutôt qu'à l'emploi.
Et vous, qui doit porter la responsabilité quand un diplôme privé s'avère sans valeur : l'État qui régule trop tard, ou l'établissement qui savait ?
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