Losseni Fofana, ex-régisseur de la mairie de Man, a été placé en détention provisoire pour un détournement présumé de près de 350 millions FCFA lié à un projet BOT.
Publié le 31 août 2026 à 13:07 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 05:23

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Vendredi 28 août, Losseni Fofana a fait le trajet entre le commissariat de Man et la prison civile de Guiglo. Entre les deux : une plainte de souscripteurs d'un projet BOT (build-operate-transfer), et une somme qui donne le vertige, près de 350 millions FCFA.
L'homme était régisseur de la mairie de Man, dans le Tonkpi, région de l'ouest ivoirien.Les fonds détournés proviendraient de souscripteurs d'un projet porté en partenariat avec la commune. Placé en détention provisoire après audition, il attend désormais son procès derrière les murs de Guiglo.
Une affaire locale, mais un symptôme national. Depuis plusieurs années, les mairies ivoiriennes, chargées de gérer des budgets grandissants issus de la décentralisation, deviennent des points de friction entre ambition de développement local et tentation de détournement. Man n'est ni la première, ni sans doute la dernière commune concernée.
Pour une jeunesse qui réclame de plus en plus de comptes sur l'argent public, y compris à l'échelle municipale, ce genre de dossier judiciaire pèse lourd. Il alimente une défiance envers des élus locaux censés porter des projets concrets, écoles, routes, marchés, et qui se retrouvent parfois soupçonnés de siphonner ce qui devait les financer.
Une Afrique de 2050 qui veut des villes secondaires prospères ne peut pas se construire sur des caisses municipales trouées. La confiance dans la gestion locale se gagne dossier après dossier, ou se perd de la même façon.
Faites-vous encore confiance à la gestion de votre mairie ?
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