Le syndicat des acheteurs et vendeurs d'or et de diamant (SAVOD-CI) prépare un document de propositions contre l'orpaillage clandestin, qui coûterait 4500 milliards FCFA par an à l'État.
Publié le 31 août 2026 à 13:08 — mis à jour le 12 octobre 2026 à 19:06

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4500 milliards FCFA. C'est ce que l'orpaillage clandestin coûterait chaque année à l'État ivoirien, selon le Syndicat des acheteurs et vendeurs d'or et de diamant (SAVOD-CI). Une somme qui donne le tournis, et qui explique pourquoi la filière légale a décidé de reprendre l'initiative.
Créé en 2025, le SAVOD-CI prépare un Livre blanc destiné au ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie : un ensemble de propositions pour formaliser l'exploitation aurifère et garantir la traçabilité de l'or vendu légalement.
Le contexte joue en sa faveur. Depuis la création du Groupement spécial de lutte contre l'orpaillage illégal, le nombre de sites clandestins est passé d'environ 8000 en 2022 à moins de 1000 aujourd'hui. Une chute spectaculaire, qui laisse pourtant derrière elle des rivières polluées au mercure et au cyanure, des forêts rasées, et des réseaux qui, par endroits, flirtent avec la criminalité organisée.
L'or clandestin n'est pas qu'un problème de fiscalité manquante. C'est aussi une économie parallèle qui absorbe des milliers de jeunes Ivoiriens, souvent faute d'alternative, dans des conditions de travail dangereuses et sans filet social. Le vrai défi du secteur légal n'est donc pas seulement de fermer des sites, mais d'offrir une voie de sortie à ceux qui en vivent.
Une Afrique de 2050 qui veut tirer une vraie richesse de son sous-sol ne peut pas continuer à en perdre l'équivalent d'un budget national entier dans des circuits informels et destructeurs.
Faut-il d'abord réprimer l'orpaillage clandestin, ou d'abord offrir des alternatives économiques à ceux qui le pratiquent ?
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