Lors des Open Days de la Banque mondiale à Abidjan, le ministre Amédé Koffi Kouakou a fixé un cap : 5,8 milliards de dollars d'ici 2035 pour l'eau et l'assainissement, alors que plus de la moitié des Ivoiriens vivent en zone rurale.
Publié le 23 septembre 2026 à 12:09 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 14:06

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Plus de la moitié des Ivoiriens vivent en zone rurale, là où ouvrir un robinet et voir couler de l'eau potable reste, pour beaucoup, un événement plutôt qu'une évidence. C'est ce constat que le ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, a mis sur la table lors des Open Days 2026 de la Banque mondiale, les 21 et 22 septembre au Sofitel Hôtel Ivoire d'Abidjan.
Selon Koaci, le ministre a fixé l'objectif de mobiliser 5,8 milliards de dollars d'ici 2035 pour étendre l'accès à l'eau potable et à l'assainissement sur l'ensemble du territoire, un chantier présenté comme aligné sur la vision du président Alassane Ouattara d'un accès continu, "sans interruption". Le Pacte eau-assainissement, baptisé PASEA, a déjà mobilisé 1,2 milliard de dollars, dont 825 millions apportés directement par la Banque mondiale, confirme la même source. D'après Fratmat, qui a suivi les deux journées d'Open Days consacrées à connecter la jeunesse ivoirienne aux opportunités de développement, l'événement, gratuit et ouvert à tous, visait aussi les étudiants et jeunes entrepreneurs en quête de repères sur les programmes existants.
L'enjeu dépasse la plomberie. Une jeunesse rurale qui marche des heures vers un point d'eau est une jeunesse qui n'est pas à l'école, qui n'est pas en formation, qui n'est pas en train de construire l'économie de demain. Financer l'eau, c'est rendre du temps à une génération entière.
Vue depuis 2050, la bataille climatique du continent se gagnera moins dans les grandes conférences que dans ces milliards patiemment assemblés pour qu'un village de l'intérieur du pays n'attende plus le camion-citerne. L'eau sera l'infrastructure silencieuse de toute résilience africaine à venir.
Un robinet qui coule toute l'année dans chaque village ivoirien : promesse tenable d'ici 2035, ou nouvel horizon sans cesse repoussé ?
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