Le ministère ivoirien de la Justice a interdit d'exercer 501 agents d'affaires judiciaires pour non-respect de leurs obligations professionnelles.
Publié le 28 août 2026 à 15:41 — mis à jour le 5 octobre 2026 à 18:22

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501 personnes qui géraient hier encore les affaires d'autrui pour de l'argent ne peuvent plus le faire depuis ce 26 août. Du jour au lendemain.
Le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme a signé l'interdiction d'exercer pour ces agents d'affaires judiciaires. Le motif invoqué par le ministre Jean Sansan Kambilé : le non-respect, par les personnes concernées, de leurs obligations professionnelles. Le métier concerné, recouvrement de créances, gestion de biens, déclarations fiscales, conseil juridique de proximité, une profession censée s'exercer sous autorisation préalable et enquête de moralité.
La Chambre nationale des agents d'affaires (CNAA-CI) est chargée de faire respecter les règles de vigilance financière de la profession. Le ministère a instruit les services compétents pour appliquer la mesure sans délai, avec pour objectif affiché de renforcer la transparence et la légalité dans la gestion des affaires confiées à ces agents.
Qui a poussé la porte d'un de ces 501 bureaux la semaine dernière sans se douter de rien ? Un commerçant qui voulait récupérer une dette, une famille en plein règlement de succession, un jeune entrepreneur perdu dans ses obligations fiscales. C'est cette zone grise, entre le notaire et le débrouillard, que l'État vient de resserrer d'un coup.
Dans une économie ivoirienne où l'informel reste la norme pour des millions de personnes, la question n'est pas seulement de sanctionner. C'est de savoir ce qui remplace ces intermédiaires pour ceux qui n'ont ni avocat ni notaire attitré.
Et vous, vous faites confiance à qui pour ce genre de démarches ?
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