En trois semaines, la Fondation LONACI a mobilisé 512,7 millions FCFA pour construire centres de santé, salles de classe et pompes villageoises dans le Hambol, le Gbêkê, le Béré et le Haut-Sassandra.
Publié le 29 août 2026 à 10:40 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 20:10

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À Gberekoro-Bambarasso, dans le Hambol, les femmes enceintes devaient jusqu'ici parcourir des kilomètres de pistes pour accoucher dans un centre digne de ce nom. Depuis la mi-août, un centre de santé intégré flambant neuf, avec deux logements pour l'infirmier et la sage-femme, se dresse à la place du vide.
Ce village n'est pas un cas isolé. Loin de là. Entre le 9 et le 23 août 2026, la Fondation LONACI a sillonné quatre régions, le Hambol, le Gbêkê, le Béré et le Haut-Sassandra, pour y injecter 512 702 062 FCFA dans des infrastructures sociales. L'enveloppe a permis de construire, outre le centre de Gberekoro-Bambarasso, un second centre de santé intégré à Liga, un bâtiment de trois salles de classe avec latrines à Kawolo-Sobara, trois pompes villageoises améliorées à Monebo, Niangourala-Tiéné et Badouboua, ainsi qu'une salle multimédia équipée à la mairie de Vavoua.
Pourquoi cela compte : dans ces localités rurales, l'absence d'un centre de santé ou d'une pompe fonctionnelle n'est pas un détail administratif, c'est une question de vie ou de mort les jours de complication obstétricale, ou des kilomètres à marcher pour un peu d'eau potable. Le directeur exécutif de la Fondation, Guédé Marc Sakoa, qui représentait le président de la LONACI Dramane Coulibaly durant cette Caravane du social 2026, a résumé l'esprit de la tournée : « cette caravane nous a permis de partager et de recevoir beaucoup de bonheur auprès des populations ». L'ampleur du geste, s'inscrit dans une tradition de responsabilité sociale des entreprises parapubliques ivoiriennes.
Dans une Côte d'Ivoire où une entreprise de jeux d'argent finance des centres de santé, où s'arrête la responsabilité sociale d'une société d'État et où commence la mission qui devrait revenir à l'État lui-même ? À l'horizon 2050, une Afrique qui bâtit sa souveraineté sanitaire et éducative ne peut pas dépendre indéfiniment de la générosité ponctuelle de ses loteries nationales.
Vous, qui devrait porter la construction des centres de santé dans les villages oubliés : l'État, ou des fondations comme celle de la LONACI ?
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