L'ONG Lanaya Universel a distribué kits scolaires et médicaments à 50 élèves atteints de drépanocytose. Un geste modeste sur le papier, vital pour des familles qui jonglent entre soins et scolarité.
Publié le 14 octobre 2026 à 10:19 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:17

Un kit scolaire. Deux boîtes d'Acfol. Pour certains parents, c'est la différence entre une rentrée réussie et une année compliquée. Le 10 octobre, à l'Ipnetp, l'ONG Lanaya Universel a remis ce lot à 50 élèves drépanocytaires d'Abidjan, sous la présidence de sa directrice générale, la Professeure Mansilla Edmée.
La drépanocytose ne se voit pas toujours. Mais elle impose un suivi constant : hydratation, alimentation adaptée, médicaments réguliers, visites médicales fréquentes. Flore Judith, aide-soignante en immuno-hématologie au CHU de Cocody, le rappelle sur place : ce suivi au quotidien prévient les complications. Pour une famille modeste, chaque boîte de médicament qui n'est pas achetée est une dépense en moins à trouver ailleurs, sur le dos de l'écolage ou des fournitures.
"Depuis 2005, notre mission est d'accompagner ces enfants courageux et leurs familles", explique Fadiga Abdoulaye, secrétaire général de l'ONG. Vingt ans de terrain, discrets, loin des grandes annonces. Lanaya Universel lutte depuis plus de deux décennies contre la leucémie et la drépanocytose en Côte d'Ivoire, deux maladies qui touchent disproportionnellement les enfants des familles les moins armées pour y faire face financièrement.
Ce que cette cérémonie raconte, au fond, c'est un système de santé qui tient grâce à des relais communautaires autant qu'à des hôpitaux. Dans beaucoup de pays africains, la maladie chronique d'un enfant reste une affaire privée, portée seule par la famille. Une Afrique qui veut réduire ses inégalités de santé d'ici 2050 devra multiplier ces ponts entre ONG, soignants et bienfaitrices, comme Brakissa Rabet Bakayoko, présente ce jour-là pour appeler à plus de solidarité.
Cinquante enfants ont reçu de quoi tenir l'année. Combien d'autres, ailleurs en Côte d'Ivoire, attendent encore ce genre de geste ?
Signé
Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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