Pour la Journée mondiale du cœur, la banque et la fondation cardiologique renouvellent un partenariat vieux de quatorze ans, entre dépistage et prise en charge d'enfants cardiopathes.
Publié le 4 octobre 2026 à 16:48

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Un stéthoscope, une tension prise en pleine rue, et parfois, un enfant qu'on découvre cardiopathe avant qu'il ne soit trop tard. À Banco puis à Anyama, les équipes de la Fondation de l'Institut de Cardiologie d'Abidjan (FICA) ont multiplié les campagnes de dépistage fin septembre, dans la foulée de la Journée mondiale du cœur célébrée le 2 octobre.
Selon Abidjan.net, la Société Ivoirienne de Banque (SIB), filiale du groupe marocain Attijariwafa Bank, et la Fondation FICA ont annoncé la poursuite d'un partenariat initié en 2012. Concrètement, la banque finance la prise en charge d'enfants cardiopathes et des campagnes de sensibilisation en milieu scolaire, tandis que la fondation assure le dépistage de terrain. Les maladies cardiovasculaires restent, d'après les données de l'Organisation mondiale de la santé, la première cause de mortalité non infectieuse sur le continent.
Quatorze ans de partenariat, dans un secteur où la santé publique africaine dépend encore trop souvent de la bonne volonté du privé plutôt que d'un système universel. C'est à la fois une bonne nouvelle, parce que des enfants sont soignés qui ne l'auraient pas été, et un signal d'alerte, parce que cette dépendance révèle les trous du filet public.
L'Afrique de 2050 ne pourra pas se payer le luxe de dépister le cœur de ses enfants au gré des partenariats bancaires. Mais en attendant que les systèmes de santé publique rattrapent le terrain, ce type d'initiative sauve des vies, concrètement, à Banco et à Anyama.
Combien d'enfants ivoiriens vivent aujourd'hui avec une malformation cardiaque non détectée, faute d'un dépistage qui arrive jusqu'à leur quartier ?
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