Une première cohorte de 100 jeunes de Bouaké a entamé une formation au télépilotage de drones, dans un programme quinquennal porté par la mairie.
Publié le 1 août 2026 à 15:09 — mis à jour le 17 septembre 2026 à 06:28

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Ils ne le savent pas encore, mais ils font partie des pionniers d'une filière qui n'existait quasiment pas il y a dix ans en Côte d'Ivoire. Le lundi 27 juillet 2026, une première cohorte de 100 jeunes de Bouaké a entamé une formation professionnelle au télépilotage de drones, lancée par le maire de la ville, le ministre Amadou Koné, rapporte l'Agence ivoirienne de presse (AIP).
Le programme, financé par l'Agence emploi jeunes et mis en œuvre par le cabinet Drone Groupe, se déroule en sept sessions de neuf jours. « Vous êtes des pionniers d'une filière porteuse d'avenir », a lancé Amadou Koné aux bénéficiaires, selon l'AIP. Une phrase qui sonne comme un pari : celui de faire de ces jeunes, demain, des entrepreneurs plutôt que de simples salariés.
Le PDG de Drone Groupe, Akanda-Assi Arthur, l'inscrit dans une logique plus large : cette première cohorte s'intègre dans un programme quinquennal qui vise à former 500 jeunes au total, à raison de 100 par an. Le projet figurait déjà parmi les priorités votées par le conseil municipal de Bouaké.
Le drone, longtemps perçu comme un gadget urbain, devient ici un outil de topographie, de surveillance agricole, de cartographie, autant de métiers dont l'Afrique agricole et rurale a un besoin criant. Bouaké, ville de l'intérieur longtemps tenue à l'écart des grandes dynamiques numériques, se positionne en pionnière.
Reste une question simple : ces 100 premiers pilotes trouveront-ils, une fois formés, de vrais débouchés dans une économie ivoirienne encore balbutiante sur ces métiers ?
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