Le 30 août 2026, femmes et couples en désir d'enfant sont attendus au Palais des Congrès de Cotonou. Entrée libre pour une question encore taboue en Afrique.
Publié le 18 août 2026 à 19:12 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 02:25

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Une femme qui n'arrive pas à concevoir porte souvent, en Afrique subsaharienne, un poids qui n'est pas seulement médical. Stigmatisation, accusations de sorcellerie, parfois séparation. L'Organisation mondiale de la santé situe la région parmi celles où l'infertilité est la plus répandue au monde, tout en restant la moins prise en charge, faute de politiques publiques dédiées.
C'est ce silence que la deuxième édition du Congrès international pour l'épanouissement des femmes et des familles veut entamer. Rendez-vous est donné le dimanche 30 août 2026,au Palais des Congrès de Cotonou. L'entrée est libre et gratuite, rapporte laméteo.info.
Le thème retenu cette année frappe fort : « Il n'y aura aucune femme stérile dans ma maison ». Quatre axes structurent la journée : la foi, l'information, le partage d'expériences et l'accompagnement. La rencontre ne s'adresse pas qu'aux personnes directement concernées. Conjoints, proches et familles qui accompagnent un couple sur ce chemin souvent vécu seul y sont aussi conviés.
Deux ans après une première édition portée par Anne-Marie Awadjihè, ce rendez-vous confirme qu'à Cotonou, la parole se libère peu à peu sur un sujet longtemps enfermé dans le non-dit.
Selon l'OMS, jusqu'à 17,5 % de la population adulte mondiale est concernée par l'infertilité, avec des taux comparables entre pays riches et pauvres. La différence se joue ailleurs : dans l'accès aux soins, et dans le regard que la société porte sur ceux qui n'ont pas d'enfant.
Reste une question simple, et lourde : combien de femmes africaines attendent encore, seules, qu'on leur dise qu'elles ne sont pas responsables ?
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