L'Égypte a accueilli la réunion de coordination à mi-parcours de l'Union africaine, avec Cyril Ramaphosa en tête de la délégation de la SADC.
Publié le 5 octobre 2026 à 08:57

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Pendant qu'une partie de la Corne de l'Afrique s'enflamme, une autre partie du continent se retrouve autour d'une table, à quelques centaines de kilomètres de là, pour parler d'intégration.
L'Égypte a accueilli, à El-Alamein, la réunion de coordination à mi-parcours de l'Union africaine, selon les services sud-africains SAnews et la présidence de la République d'Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa y participait en tant que président en exercice de la SADC, entouré des chefs d'État et de gouvernement du Bureau de l'UA, des présidents des communautés économiques régionales, ainsi que de représentants des Nations unies et de la Banque africaine de développement.
À l'ordre du jour : l'état d'avancement de la Zone de libre échange continentale africaine, les infrastructures d'eau et d'assainissement, et surtout la prévention et la résolution des conflits sur le continent, un point qui ne pouvait pas tomber à un pire, ou à un meilleur, moment, alors que l'Éthiopie et le Soudan illustrent, au même instant, l'urgence du sujet.
Produire, sommet après sommet, des feuilles de route ambitieuses sur l'Agenda 2063, tandis que plusieurs de ses États membres peinent à simplement garder leurs capitales régionales sous contrôle. La zone de libre échange, censée doper un commerce intra africain qui plafonne encore autour de 15 pour cent des échanges totaux du continent, avance, mais lentement, freinée par les infrastructures, les douanes et l'instabilité politique régionale.
Réunion après réunion, l'Afrique se donne rendez vous avec 2063. La vraie question, c'est de savoir si elle s'y donnera aussi rendez vous avec la paix.
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