Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a livré son premier discours à la tribune des Nations unies comme président en exercice de la CEDEAO, plaidant pour un multilatéralisme qui compte enfin l'Afrique de l'Ouest.
Publié le 25 septembre 2026 à 10:50 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 22:26

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Un président de 45 ans s'avance à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies. Il ne parle plus seulement au nom de ses dix-huit millions de compatriotes, mais au nom des quelque quatre cents millions d'habitants de toute l'Afrique de l'Ouest. Ce jeudi 24 septembre, Bassirou Diomaye Faye a prononcé son tout premier discours new-yorkais comme président en exercice de la CEDEAO.
Selon SENTV, le chef de l'État sénégalais y a défendu un multilatéralisme renouvelé et porté les revendications spécifiques de la région ouest-africaine devant la 81e session de l'Assemblée générale. Senego précise que cette intervention était particulièrement attendue, Dakar assumant pour la première fois ce rôle de porte-voix collectif depuis l'accession de Diomaye Faye à la présidence tournante du bloc régional. D'après la revue de presse relayée par Journaldusenegal, l'agenda diplomatique du président à New York a dominé les Unes de la presse sénégalaise cette semaine.
Porter la voix de quinze pays aux intérêts parfois divergents, entre États sahéliens en transition militaire et démocraties côtières, n'a rien d'un exercice protocolaire anodin. C'est un test pour une organisation régionale qui a vu trois de ses membres la quitter ces dernières années et qui cherche à prouver qu'elle reste un cadre pertinent pour négocier au nom de l'Afrique de l'Ouest, plutôt que de la voir se fragmenter en blocs rivaux.
D'ici 2050, la capacité de la CEDEAO à parler d'une seule voix sur les grandes tribunes internationales déterminera si l'Afrique de l'Ouest négocie ses propres intérêts commerciaux, migratoires et sécuritaires, ou si elle continue de les voir arbitrés ailleurs, par des blocs mieux organisés.
Un discours à l'ONU peut-il vraiment ressouder une CEDEAO fragilisée par les départs du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ou n'est-il qu'une vitrine diplomatique de plus ?
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