Le CCAK ivoirien et le comité textile chinois CCPIT-TEX ont signé à Shanghai un accord de coopération industrielle pour transformer le coton sur place.
Publié le 28 août 2026 à 15:40 — mis à jour le 17 octobre 2026 à 04:09

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Le coton ivoirien pousse dans le Nord du pays, mais c'est souvent ailleurs qu'il devient un tee-shirt. Ça pourrait changer.
À Shanghai, mardi 25 août, Mamadou Berté, directeur général du Conseil coton, anacarde et karité (CCAK), a signé un accord de partenariat industriel avec Lang Pengcheng, vice-président exécutif du sous-comité textile de la CCPIT chinoise. La cérémonie s'est tenue en présence de Jérôme Kouassi Ehui, président du conseil d'administration du CCAK, et de Solange Amichia, directrice générale du Centre de promotion des investissements (CEPICI).
Attirer des capitaux chinois pour transformer le coton sur place plutôt que de l'exporter brut.
Aucun montant n'a été communiqué. Ce qui compte ici n'est pas le chiffre, c'est la direction : transfert de technologies industrielles, programmes de formation pour les ouvriers ivoiriens, exportations directes plutôt que passage par des intermédiaires. Le tout aligné sur le Plan national de développement 2026-2030, avec un appui logistique de la Tony Blair Institute for Global Change pour attirer les investisseurs.
L'Afrique produit du coton depuis des générations et importe encore une bonne partie de ses vêtements. Ce paradoxe-là, la génération actuelle le connaît par cœur : elle porte des marques fabriquées ailleurs avec de la matière première venue de chez elle. Un accord de plus ne suffira pas à l'inverser. Mais un accord qui parle de transformation locale et de formation, et pas seulement d'exportation de matière brute, pose au moins la bonne question.
Reste à voir si l'usine suivra la signature. Vous lui donnez combien de temps ?
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