Un atelier international réunit à Abidjan les négociateurs climatiques francophones avant la COP31 à Antalya. L'enjeu : que l'Afrique cesse de subir les décisions climatiques mondiales.
Publie le 10 septembre 2026 à 20:01 - mis a jour le 11 septembre 2026 à 07:31

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Dans une salle de la Primature à Abidjan, des diplomates de tout l'espace francophone se penchent sur des dossiers qui décideront, dans deux mois, combien d'argent l'Afrique touchera pour affronter le climat. Ce n'est pas glamour. C'est pourtant décisif.
Le ministre ivoirien de l'Environnement, Abou Bamba, a ouvert le 9 septembre 2026 un atelier international de renforcement des capacités des négociateurs climatiques francophones, en partenariat avec l'Organisation Internationale de la Francophonie et son Institut de la Francophonie pour le Développement Durable. Selon Fratmat.info, l'atelier se tient du 8 au 11 septembre à l'Auditorium de la Primature. Il vise à préparer les pays francophones à défendre leurs intérêts lors des grandes négociations internationales, en amont de la COP31 prévue du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie.
Les négociations climatiques mondiales ressemblent souvent à un rapport de force inégal. D'un côté, des délégations occidentales rodées, dotées d'équipes juridiques entières. De l'autre, des pays africains qui envoient parfois deux ou trois personnes pour couvrir des dizaines de sujets techniques en parallèle. Résultat : des textes qui passent, des financements qui filent ailleurs, et des engagements pris au nom de pays qui n'avaient pas les moyens de vraiment négocier. Muscler ces négociateurs, ce n'est pas un détail protocolaire. C'est une question de rapport de force.
Si l'Afrique tient ce cap de préparation méthodique, elle pourrait enfin peser sur les décisions climatiques plutôt que les subir année après année. Le continent le moins responsable du réchauffement reste celui qui en paie le prix le plus lourd. Cet écart-là ne se corrige pas en une COP.
Une meilleure formation des négociateurs suffira-t-elle à rééquilibrer un rapport de force aussi ancien, ou faut-il d'abord changer les règles du jeu elles-mêmes ?
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