Le ministre Adama Coulibaly a remis les clés du nouveau siège du GIABA à Abidjan, un centre destiné aux pays francophones et lusophones dans la lutte contre le blanchiment de capitaux.
Publié le 14 août 2026 à 13:26 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 08:34

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Douze ans d'attente pour un trousseau de clés. L'accord de siège entre la Côte d'Ivoire et le GIABA, le Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest, avait été signé en mars 2014 à Yamoussoukro. Il aura fallu attendre ce mercredi 12 août 2026 pour que le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, procède à l'ouverture officielle du nouveau siège abidjanais, aux Deux-Plateaux.
« Cette cérémonie marque la mise à disposition d'un siège moderne entièrement équipé et fonctionnel », a déclaré le ministre, y voyant la traduction concrète de l'engagement ivoirien contre la criminalité financière. Le choix d'Abidjan n'a rien d'un hasard, la CEDEAO avait décidé, dès 2010 à Abuja, de répartir ses centres d'information entre Lagos pour les pays anglophones et Abidjan pour les pays francophones et lusophones.
Edwin Harris Junior, directeur général du GIABA, a salué un signal de confiance envers son organisation, remerciant explicitement le président Alassane Ouattara pour son engagement dans le renforcement de la présence institutionnelle du GIABA en Côte d'Ivoire. Le Général Idrissa Touré, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières, y voit désormais un outil régional de formation, de recherche et de coopération.
Le ministre Coulibaly a par ailleurs rappelé un résultat tangible, la Côte d'Ivoire a réussi à mettre en œuvre, avant l'échéance fixée par le GAFI, son plan d'action adopté en octobre 2024 pour renforcer son dispositif national anti-blanchiment. Un point qui compte, tant la crédibilité financière d'un pays se joue aussi sur sa capacité à assécher les circuits de l'argent criminel.
Car au fond, la question dépasse ce nouveau bâtiment. Combien de temps encore la criminalité financière transnationale gardera-t-elle une longueur d'avance sur des dispositifs régionaux qui, eux, avancent décret après décret, siège après siège ?
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