Un nouveau pont de 1,5 km reliera Cocody à Port-Bouët via Koumassi. Budget annoncé : 200 milliards FCFA, en partenariat public-privé, sur le modèle du pont Henri Konan Bédié.
Publié le 31 août 2026 à 13:12 — mis à jour le 16 octobre 2026 à 20:44

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Un pont de plus, et pas n'importe lequel. Le sixième franchissement de la lagune Ébrié est désormais inscrit au Plan National de Développement 2026-2030, avec un objectif clair : fluidifier une ville qui étouffe aux heures de pointe.
Le tracé dessine une ligne directe entre Abatta, à Cocody, et Port-Bouët, en passant par Koumassi. Un kilomètre et demi de béton censé permettre aux habitants de Cocody et Bingerville de rejoindre la zone portuaire et aéroportuaire sans s'enliser sur des axes déjà saturés.
Le prix à payer : environ 200 milliards FCFA, financés en partenariat public-privé et confiés, tout l'indique, à la Socoprim, déjà gestionnaire du pont Henri Konan Bédié à péage. Autrement dit, encore un ouvrage payant pour traverser sa propre ville.
Voilà l'équation ivoirienne des quinze dernières années : chaque nouveau pont soulage la circulation, mais transforme aussi la mobilité en produit à péage pour des travailleurs qui, eux, ne roulent pas en dollars. Un choix assumé par l'État, qui mise sur le privé pour boucler des chantiers que le seul budget public ne financerait pas.
Reste à savoir ce que ce sixième pont dira d'Abidjan en 2050 : une capitale économique qui a su absorber sa propre croissance démographique, ou une ville où se déplacer devient, un peu plus chaque année, une affaire de porte-monnaie.
Vous qui traversez Abidjan tous les jours : un pont de plus suffira-t-il, ou faut-il d'abord repenser les transports en commun ?
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