Arrêté ce 22 août, l'homme surnommé « Coach Mehdi » est visé par plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles. Dix-sept femmes ont déjà été prises en charge par l'État ivoirien.
Publié le 23 août 2026 à 10:32 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 23:41

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Le silence a fini par craquer. Ce 22 août 2026, le Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant l'a annoncé sans détour : l'homme connu sous le nom de « Coach Mehdi » a été arrêté. Il est visé par plusieurs plaintes pour agressions sexuelles et viols présumés. Il est désormais entre les mains de la justice ivoirienne.
Tout démarre le 24 avril 2026. Des femmes prennent la parole. Elles racontent. Face à ces premières dénonciations, la ministre Nassénéba Touré ne temporise pas. Elle enclenche aussitôt une réponse d'État. L'idée est simple : que chaque témoignage soit entendu, cru, et surtout suivi d'actes.
Une cellule de crise se met en place au sein du Programme National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre. Son travail ? Écouter. Accompagner psychologiquement. Orienter vers un suivi médical. Garantir un appui juridique pour que les victimes n'affrontent pas seules la procédure.
Le Procureur de la République est saisi. Des plaintes sont déposées au nom des femmes prises en charge. Dix-sept. C'est le nombre de femmes accueillies à ce jour par les services du ministère, chacune avec un accompagnement pensé pour respecter sa dignité et sa confidentialité.
Le communiqué salue aussi un travail collectif. Justice, Intérieur, Défense, Sûreté : ces institutions ont uni leurs efforts pour permettre cette arrestation.
Pour le gouvernement, l'étape est décisive. Maintenant, la balle est dans le camp de la justice. Elle devra, dans le respect de son indépendance et de la présomption d'innocence, établir les responsabilités et donner à cette affaire les suites que prévoit la loi.
Le message est clair. Aucune violence, aucun viol ne restera impuni. Et l'accompagnement des victimes ne s'arrête pas là.
Un numéro reste disponible, gratuit et confidentiel, pour toute personne concernée ou témoin d'une violence basée sur le genre : le 1308.
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