Une opération conjointe entre les polices sud-africaine et lesothane vise à empêcher que des armes confisquées ne repartent alimenter la criminalité transfrontalière.
Publié le 13 septembre 2026 à 12:22 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 14:17

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Mille sept cent quatre-vingt-sept armes, détruites pour ne plus jamais resservir.
La police sud-africaine (SAPS) et celle du Lesotho ont procédé le 11 septembre à la destruction conjointe de 1787 armes à feu saisies.
L'opération, supervisée par la lieutenante générale Puleng Dimpane pour l'Afrique du Sud et le commissaire Borotho Matsoso pour le Lesotho, s'inscrit dans un cadre de coopération incluant Interpol et la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), précise le média. La porte-parole de la police sud-africaine, la brigadière Athlenda Mathe, rappelle que 11859 armes avaient déjà été détruites deux mois plus tôt par la SAPS seule.
Cette coopération bilatérale s'inscrit dans l'initiative continentale « Faire taire les armes » portée par l'Union africaine, qui vise à réduire la circulation illégale d'armes légères sur le continent d'ici la fin de la décennie. Le Lesotho, enclavé au cœur du territoire sud-africain, est depuis longtemps un point de passage pour le trafic d'armes alimentant la criminalité dans les deux pays.
Pour les populations des zones frontalières, souvent les premières victimes de cette criminalité armée, ce type d'opération conjointe pèse plus lourd que les déclarations d'intention des sommets internationaux.
Reste à savoir si la coopération policière régionale saura suivre le même rythme que les réseaux de trafiquants, eux aussi organisés à l'échelle transfrontalière.
Détruire des milliers d'armes suffit-il à tarir un trafic, ou faut-il d'abord s'attaquer aux réseaux qui les remettent en circulation ?
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