Plus de 450 réfugiés originaires de RDC, du Burundi et du Rwanda campent depuis des mois devant les bureaux de l'immigration à Durban. Un collectif anti-migrants menace désormais d'aller en justice.
Publié le 14 septembre 2026 à 11:43 — mis à jour le 25 septembre 2026 à 19:18

Ecouter l'article
Depuis mai, ils dorment sur le trottoir, devant les bureaux du ministère de l'Intérieur. Plus de 450 personnes, venues de RDC, du Burundi et du Rwanda.
Le gouvernement sud-africain veut les transférer vers le centre de détention de Lindela dès la semaine prochaine. Mais le mouvement anti-immigration March and March, qui réclame depuis des mois le démantèlement de ce campement informel, menace désormais d'attaquer l'État en justice pour accélérer la relocalisation, confirme News24. Les autorités de KwaZulu-Natal ont fixé une échéance ferme.
Cette crise met en lumière un paradoxe sud-africain : un pays qui accueille historiquement plus de réfugiés que la plupart de ses voisins, mais où la xénophobie s'exprime de façon de plus en plus organisée et visible dans l'espace public, sur fond de tensions économiques et de chômage élevé.
Pour ces familles, souvent en fuite des violences de l'Est de la RDC, Durban devait être un refuge. C'est devenu un nouveau point de friction, coincé entre l'hostilité d'une partie de la population locale et la lenteur administrative d'un système d'asile débordé.
L'Afrique du Sud, moteur économique du continent, aura besoin d'une politique migratoire claire et humaine pour tenir son rang dans une région australe et ouest-africaine de plus en plus interconnectée d'ici 2050.
Une relocalisation forcée réglera-t-elle vraiment la crise, ou ne fait-elle que la déplacer ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…