Eskom, Transnet, la SANRAL : le président sud-africain va présider lui-même une nouvelle commission pour superviser ses géants publics en difficulté.
Publié le 9 octobre 2026 à 11:58 — mis à jour le 9 octobre 2026 à 21:40

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Eskom, Transnet, la SANRAL : trois sigles qui résument à eux seuls des années de pannes d'électricité, de trains à l'arrêt et de routes mal entretenues en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa a tranché, selon Polity.org.za et News24 .Il présidera lui-même une nouvelle commission chargée de superviser l'ensemble des entreprises publiques du pays.
Le gouvernement enterre ainsi un projet plus ancien, qui prévoyait de regrouper ces sociétés sous une holding unique. Trop lent, trop lourd à faire voter, explique la ministre de la Présidence, Maropene Ramokgopa, citée par Polity.org.za . La Constitution permet au président de créer une commission par simple règlement, plus rapide qu'une loi. Elle décrit un modèle hybride inspiré de la Chine et de la Norvège, chargé d'harmoniser la gouvernance et de coordonner la restructuration de ces géants publics.
Ce choix en dit long sur l'état des finances publiques sud-africaines. Depuis la dissolution du ministère des Entreprises publiques en 2025, chaque société dépend de son propre ministère technique, sans véritable chef d'orchestre, rapporte BusinessTech. Et dans un pays qui reste la deuxième économie du continent, l'incapacité à discipliner ses propres champions publics pèse directement sur la confiance des investisseurs envers l'Afrique tout entière.
Reste à savoir si un président déjà très sollicité pourra consacrer le temps nécessaire à cette commission, au-delà du symbole. Une gouvernance publique africaine peut-elle vraiment se réformer sans loi, à la seule force d'un règlement présidentiel ?
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