Après trois ans de recherche de fonds, Mamor Capital Ventures boucle un premier tour de table ancré par la Public Investment Corporation.
Publié le 2 septembre 2026 à 10:29 — mis à jour le 25 septembre 2026 à 03:52

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Trois ans de portes fermées, de rendez-vous annulés et de promesses non tenues. Puis, en une semaine, tout a basculé. Mamor Capital Ventures, fonds de capital-risque dirigé par des femmes noires sud-africaines, vient de boucler un premier closing à environ 300 millions de rands, soit près de 18,6 millions de dollars.
Cette clôture a été rendue possible grâce à l'ancrage de la Public Investment Corporation, le gigantesque gestionnaire de fonds de pension public sud-africain, dans le tour de table. IT-Online précise que l'objectif final du fonds est fixé à 550 millions de rands, soit environ 34 millions de dollars, destinés à financer des start-up technologiques sud-africaines. Innovation Village et Weetracker confirment tous deux que ce premier closing marque l'aboutissement de trois années de levée de fonds particulièrement ardue pour l'équipe fondatrice.
Dans un écosystème de capital-risque africain où les fonds dirigés par des femmes reçoivent historiquement une fraction dérisoire des montants investis, chaque closing de cette ampleur pèse au-delà de son montant. Il ouvre la voie à d'autres gestionnaires de fonds noirs et féminins, longtemps considérés comme un pari plus risqué par des investisseurs institutionnels frileux.
C'est exactement le genre de récit que Scoop Afrique veut porter : une Afrique 2050 où le capital qui finance l'innovation africaine est de plus en plus détenu, géré et orienté par des Africaines elles-mêmes. Pas par des fonds étrangers déconnectés des réalités du continent.
Ce succès peut-il ouvrir la voie à davantage de fonds féminins africains, ou reste-t-il une exception qui confirme la règle ?
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