La loi n°26-13, publiée au Journal officiel n°72, rend la peine de mort applicable aux incendies volontaires ayant causé la mort et aux enlèvements d'enfants en Algérie.
Publié le 15 octobre 2026 à 09:43 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:16

Un feu qui ravage une pinède pendant des jours. Un enfant enlevé, retrouvé mutilé des semaines plus tard. Ce sont ces deux scènes, gravées dans la mémoire collective algérienne, que le législateur a eues en tête en réécrivant le code pénal.
D'après Algérie-Éco, la loi n°26-13 du 12 octobre 2026, modifiant et complétant l'ordonnance n°66-156 du 8 juin 1966 portant code pénal, est désormais applicable après sa publication au Journal officiel n°72. Pourquoi cela compte : le texte, voté le 1er octobre, élargit l'application de la peine de mort à deux catégories de crimes jusque-là jugées sous des peines moins lourdes, dans un pays où le débat sur la sévérité pénale occupe l'espace public depuis des mois.
Relayé par ExpressDZ, le détail des articles montre l'ampleur du durcissement : la peine capitale s'applique désormais à quiconque enlève un enfant « par tout moyen que ce soit » en lui faisant subir torture, agression sexuelle ou mutilation, mais aussi à quiconque met volontairement le feu à des forêts, bois .
D'après Algérie360 ,le texte vise également les incendies de biens publics ou privés commis pour le compte d'un État étranger, par un groupe criminel organisé, ou portant atteinte à l'unité nationale et à l'économie du pays ; les circonstances atténuantes sont explicitement exclues pour ces deux catégories de crimes, et la répression s'étend à quiconque incite, finance ou organise ces actes, y compris via les réseaux sociaux.
Ce texte n'est pas un cas isolé sur le continent. De Lagos à Kinshasa, plusieurs sociétés africaines confrontées à une hausse de la criminalité violente et aux incendies dévastateurs liés au changement climatique rouvrent le même dossier : la fermeté pénale maximale protège-t-elle mieux les populations, ou déplace-t-elle simplement le débat sur la justice et les droits humains ? D'ici 2050, cette tension entre sécurité et droits fondamentaux continuera de traverser le contrat social de nombreux États africains, bien au-delà de l'Algérie.
La loi est désormais en vigueur. À vous de nous dire : la fermeté pénale est-elle la réponse qu'attendent vos sociétés face à ces crimes, ou le débat devrait-il porter ailleurs ?
Signé
Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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