Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a procédé à un remaniement ministériel partiel, avec la nomination de Mohammed Lamine Lebbou au ministère des Finances.
Publié le 3 septembre 2026 à 10:18 — mis à jour le 17 octobre 2026 à 05:35

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Un décret présidentiel, quatre nouveaux visages, et une économie sous surveillance qui change de responsable. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a procédé à un remaniement ministériel partiel, confirme Jeune Afrique, avec la nomination de Mohammed Lamine Lebbou au ministère des Finances.
Selon la revue de presse d'AllAfrica, ce remaniement reste limité à quatre portefeuilles, signe que le président a choisi la continuité plutôt qu'un bouleversement complet de son équipe gouvernementale. Les nouveaux ministres ont pris leurs fonctions dès le lendemain de l'annonce, dans un climat institutionnel présenté comme stable par les autorités.
Rien d'anodin. Le changement au ministère des Finances survient dans un contexte algérien tendu : le pays doit gérer la volatilité des revenus pétroliers et gaziers, sa principale source de devises, tout en tentant de diversifier une économie encore largement dépendante des hydrocarbures. Le nouveau ministre hérite d'un dossier sensible, entre pression inflationniste ressentie par les ménages et nécessité de financer les programmes sociaux qui soutiennent la stabilité politique du pays.
Pour la jeunesse algérienne, souvent confrontée à des difficultés d'accès à l'emploi malgré des diplômes élevés, ce type de remaniement est généralement accueilli avec un mélange de curiosité et de scepticisme. Les changements de personnes suffisent rarement, aux yeux d'une génération qui attend surtout des réformes structurelles capables de créer de véritables opportunités économiques hors du secteur public et des hydrocarbures.
À l'échelle du Maghreb, ce remaniement s'inscrit dans une série d'ajustements gouvernementaux qui traduisent la difficulté des États de la région à stabiliser une trajectoire économique claire. La question désormais posée au nouveau ministre des Finances : saura-t-il transformer sa nomination en réformes visibles, ou ne sera-t-il qu'un nom de plus dans la longue liste des gestionnaires de crise ?
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