Le prix plancher de la campagne cajou 2026 recule à 400 FCFA le kilo, sous l'effet d'un dollar faible et d'un marché mondial ralenti.
Publie le 27 juillet 2026 à 22:23 - mis a jour le 9 septembre 2026 à 04:45

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Quatre cents francs CFA le kilo. C'est le prix que les producteurs de noix de cajou toucheront cette année, et beaucoup l'attendaient plus haut.
Réunis à Yamoussoukro pour les Journées nationales du producteur, le gouvernement a fixé le prix bord champ plancher de la campagne 2026 à 400 FCFA, contre 425 FCFA l'année précédente, rapporte AllAfrica. En cause : un dollar qui a glissé de 620 à 565 FCFA en un an et un marché mondial ralenti, notamment du fait du recul des achats américains, précise Africa24 TV. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Koné, a toutefois évoqué la possibilité d'une révision à la hausse d'ici la fin avril, si le marché se redresse.
Pour la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cajou, ce n'est pas un simple ajustement comptable. C'est un test de sa capacité à protéger ses producteurs pendant que le pays mise, filière par filière, sur la transformation locale. Le taux de transformation de l'anacarde ivoirienne est passé de moins de 7 % en 2014 à plus de 36 % dix ans plus tard, selon Le360 Afrique. Chaque baisse de prix ralentit ce mouvement, parce qu'un producteur mal payé investit moins dans la qualité qu'il exporte.
La bataille agricole du continent ne se jouera plus sur les volumes mais sur qui transforme la matière première chez soi. La Côte d'Ivoire le sait, et c'est pour ça qu'un prix fixé à Yamoussoukro pèse bien au-delà des champs de Bouaké ou de Séguéla.
Un planteur peut-il vivre décemment d'un prix qui recule chaque fois que le dollar bouge à Washington ?
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