Les présidents angolais et congolais ont signé à Kinshasa un contrat de concession de 1,258 milliard de dollars pour moderniser la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania, clé du Corridor de Lobito.
Publié le 27 août 2026 à 16:12 — mis à jour le 18 octobre 2026 à 16:30

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Plus de 1000 kilomètres de rails vont bientôt relier les mines de cuivre du Katanga à l'océan Atlantique. Un projet de plus d'un milliard de dollars vient de le rendre possible.
Le président angolais João Lourenço s'est rendu le 26 août à Kinshasa pour assister, aux côtés de son homologue congolais Félix Tshisekedi, à la signature du contrat de concession de la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania, longue de 1004,5 kilomètres. L'accord, conclu avec le groupe Mota-Engil Africa, prévoit un investissement indicatif de 1,258 milliard de dollars sur trente ans pour la réhabilitation, la modernisation et l'exploitation de cet axe qui dessert notamment Kolwezi, Tenke et Lubumbashi avant de rejoindre le réseau angolais menant au port de Lobito. « La signature intervenue aujourd'hui n'est pas un aboutissement. Elle marque le commencement d'une responsabilité commune », a déclaré le président Tshisekedi. Les deux chefs d'État ont également convenu de travailler à une interconnexion ferroviaire fluide entre Sakania, Lubumbashi, Kolwezi, Dilolo, Luau et le port de Lobito, et la compagnie pétrolière angolaise Sonangol s'est engagée à accroître ses livraisons de carburant vers le marché congolais.
Le Corridor de Lobito, qui relie déjà l'Angola, la RDC et la Zambie, offre à ces pays enclavés une alternative stratégique aux routes traditionnelles pour exporter leurs minerais vers les marchés internationaux, dans un contexte où les grandes puissances se disputent l'accès aux réserves de cuivre et de cobalt d'Afrique centrale.
Pour tout le continent, ce type d'infrastructure transfrontalière incarne le pari d'une intégration régionale qui ne dépend plus uniquement des ports historiques hérités de la colonisation, mais de choix stratégiques assumés entre États africains.
Reste à savoir si les délais de réalisation tiendront la promesse d'une ligne opérationnelle avant que d'autres corridors concurrents ne captent l'essentiel du trafic minier.
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