Le président camerounais, 93 ans, a regagné Yaoundé le 20 août 2026 après le plus long séjour privé de son mandat, sans discours ni conférence de presse.
Publié le 21 août 2026 à 16:58 — mis à jour le 2 octobre 2026 à 06:10

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Un simple geste de la main, à travers une vitre entrouverte. Voilà tout ce que le Cameroun aura vu de son président au terme de 74 jours d'absence. Paul Biya, 93 ans, doyen des chefs d'État en exercice dans le monde, a atterri jeudi 20 août 2026 en fin d'après-midi à l'aéroport de Yaoundé-Nsimalen, en provenance de Genève, aux côtés de son épouse Chantal Biya.
Le chef de l'État avait quitté le Cameroun le 7 juin pour ce que la présidence avait présenté comme un « court séjour privé en Europe ». Deux mois et demi plus tard, l'absence est devenue la plus longue de son règne entamé en 1982, selon des médias comme France 24 et Bloomberg. Aucune image publique, aucun discours durant tout ce temps : de quoi alimenter rumeurs d'hospitalisation et interrogations sur une éventuelle vacance du pouvoir, que le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi avait tenté de démentir début août sur RFI.
Le retour n'a rien dissipé du mystère. Pas de sortie de l'avion filmée, pas de prise de parole : seulement des militants du RDPC mobilisés à l'aéroport et un cortège retransmis par la télévision publique CRTV.
Réélu en 2025 pour un huitième mandat, Paul Biya rentre dans un pays où les grands dossiers s'accumulent : nomination d'un vice-président, prévue par la Constitution amendée en mai, remaniement ministériel attendu, accueil des Lionnes Indomptables sacrées championnes d'Afrique. Combien de temps un pays peut-il tenir sur l'incertitude entourant la santé de son unique décideur ?
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