Le tambour parleur du peuple atchan a été présenté à ses dépositaires à Adjamé, avant son installation définitive au Musée national des civilisations de Côte d'Ivoire.
Publié le 11 août 2026 à 11:32 — mis à jour le 21 septembre 2026 à 23:28

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Confisqué en 1916, exilé pendant plus d'un siècle, et enfin de retour chez les siens. Le tambour parleur du peuple atchan, le Djidji Ayokwé, a été présenté à ses dépositaires samedi 8 août 2026 à Adjamé, avant son transfert définitif vers le Musée national des civilisations de Côte d'Ivoire.
L'objet, un tambour en bois d'iroko de plus de 400 kilogrammes et 3,30 mètres de long, avait été saisi par les autorités coloniales françaises en 1916 puis expédié à Paris en 1929, où il a fini par rejoindre les collections du musée du quai Branly. Sa restitution officielle a été signée le 20 février 2026 à Paris, en présence de la ministre française de la Culture Rachida Dati et de son homologue ivoirienne Françoise Remarck, rapporte franceinfo.
La cérémonie de samedi, décrite par France Info, a rassemblé des chefs traditionnels et des centaines d'habitants d'Adjamé autour d'une libation rendue aux ancêtres. Le développement d'une nation ne peut se construire sans la préservation de sa mémoire et la valorisation de son patrimoine, a déclaré le maire d'Adjamé, Farikou Soumahoro.
Plus qu'un instrument de musique, le Djidji Ayokwé servait autrefois à alerter les villageois du danger face aux colons. Sa restitution s'inscrit dans un mouvement continental plus large : après le Bénin et le Sénégal, la Côte d'Ivoire rejoint la liste des pays qui obtiennent, pièce après pièce, la restitution de leur mémoire confisquée.
Combien d'autres objets africains dorment encore dans les réserves des musées européens, en attendant leur tour de rentrer au pays ?
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