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Le 22 avril 2026, Assalé Tiémoko Antoine, président de l'ADCI et maire de Tiassalé, s'est présenté à la Préfecture de police d'Abidjan sur instruction du procureur. Il était toujours en cours d'audition en début d'après-midi. Son parti appelle au calme.
Publié le 23 avril 2026 à 06:30 UTC

Assalé Tiémoko Antoine, maire de Tiassalé, ancien député et président du mouvement politique ADCI, Aujourd'hui et Demain la Côte d'Ivoire, s'est présenté ce mercredi 22 avril 2026 à 10h00 au Service des Enquêtes Générales de la Préfecture de police d'Abidjan.
Convoqué sur instruction du procureur de la République Koné Braman Oumar, il est entré accompagné de ses avocats et, selon Le Mandat Express, était toujours en cours d'audition en début d'après-midi.
Assalé Tiémoko n'est pas n'importe quel opposant. C'est un élu local, un juriste, un homme qui s'est construit une audience populaire en dénonçant publiquement les maux du quotidien ivoirien : coût de la vie, gouvernance, condition des élèves.
Sa notoriété a grimpé après une rencontre avec l'ancien président Laurent Gbagbo, dont il affirme avoir subi des menaces dans les jours qui ont suivi. La convocation ne précise aucun motif officiel. Elle porte simplement sa qualité de «président de ADCI».
Son parti a réagi avec calme dans un communiqué : il respecte la loi, répond à la convocation, appelle ses militants au calme et maintient sa rentrée politique prévue le 2 mai 2026 à Tiassalé.
En Côte d'Ivoire, les convocations sans motif explicite d'opposants ou de figures publiques critiques du pouvoir créent un effet de pression sur l'espace public. L'article 90 du code de procédure pénale ivoirien autorise ces convocations dans le cadre d'une procédure judiciaire.
La question n'est donc pas la légalité de la démarche, mais le contexte dans lequel elle s'inscrit. Avant une rentrée politique, après des déclarations publiques qui ont dérangé, la question de la liberté d'expression politique mérite d'être posée.
L'Afrique qui se construit vers 2050 a besoin d'oppositions qui peuvent parler, critiquer et organiser, sans que cela devienne automatiquement un motif d'arrestation ou d'intimidation.
Scoop Afrique suivra l'évolution de cette affaire. Que penses-tu de cette convocation ?
Source image de couverture : Framat info
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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