La deuxième phase des Journées d'engagement patriotique a démarré à Ouagadougou autour de la consommation locale. Entre exposition gouvernementale et discours militaire, la mobilisation civique sert aussi un récit de souveraineté.
Publié le 4 octobre 2026 à 16:51

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Des stands d'artisans burkinabè alignés sur le site du SIAO, et un général en treillis qui parle de souveraineté économique devant une foule venue en curieuse autant qu'en convaincue. À Ouagadougou, la frontière entre mobilisation civique et discours militaire s'efface, assumée comme telle.
Selon LeFaso.net, la deuxième phase des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), troisième édition de l'événement, a démarré le 2 octobre avec une exposition gouvernementale centrée sur le thème du « Made in Burkina ».
Le programme, qui s'étend jusqu'au 16 octobre, prévoit des dons de sang, des opérations de salubrité, un hommage à Thomas Sankara le 15 octobre et une « Nuit des étoiles du Faso » en clôture. D'après le même média, le général Célestin Simporé a profité de l'ouverture pour présenter les mutations en cours au sein de l'armée et appeler à l'engagement patriotique de la population.
Ce type de dispositif, mélange de foire commerciale, de communication militaire et de célébration nationale, est devenu la signature du pouvoir de transition burkinabè depuis 2022. L'argument de la consommation locale n'est pas anodin : dans un pays sous pression sécuritaire et partiellement isolé diplomatiquement, chaque achat « Made in Burkina » devient un acte quasi politique.
Pour l'Afrique de 2050, la vraie question n'est pas de savoir si un pays peut célébrer sa production locale, mais si cette ambition survit une fois les projecteurs éteints, portée par une économie réelle et pas seulement par un calendrier d'événements patriotiques.
Et vous, le Made in Burkina peut-il devenir une filière durable, ou restera-t-il un slogan de communication militaire ?
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