L'armée soudanaise affirme avoir repris Al-Mazroub, présentée comme un bastion stratégique des Forces de soutien rapide dans la région du Kordofan Nord.
Publié le 5 octobre 2026 à 08:56

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Un bastion de plus qui change de drapeau, dans une guerre qui n'en finit pas de déplacer ses lignes. L'armée soudanaise affirme avoir repris Al-Mazroub, localité stratégique de l'État du Kordofan Nord, qu'elle présente comme l'un des principaux points d'appui des Forces de soutien rapide dans la région.
Selon Al Jazeera, qui cite des sources militaires à Khartoum, la prise s'est accompagnée du repli d'une offensive des FSR appuyée par le mouvement sécessionniste du Nil Bleu. Le site Darfur24 évoque pour sa part une opération conjointe menée avec des forces alliées, tandis que Sudan Tribune confirme la perte, pour les paramilitaires, d'un verrou logistique dans une zone qu'ils tenaient depuis des mois.
Ce recul des FSR intervient alors que l'armée semble reprendre l'initiative dans plusieurs provinces, après plus de deux ans d'une guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes. Mais la bataille se paie cash : une frappe de drone a tué au moins un travailleur humanitaire d'un convoi du Programme alimentaire mondial au Kordofan Sud voisin, sans que l'on sache encore clairement qui, de l'armée ou des FSR, en porte la responsabilité.
C'est tout l'enjeu pour l'Afrique : le Soudan, l'un des plus grands pays du continent, reste le théâtre de l'une des plus grandes crises de déplacement au monde. Chaque ville reprise ne nourrit pas forcément les civils qui ont fui, ni ne reconstruit les hôpitaux détruits.
Gagner Al-Mazroub, c'est gagner une carte sur un plateau de guerre. Mais qui, au Soudan, gagne encore vraiment quelque chose à cette guerre ?
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