George Weah, Alexander Cummings et trois autres leaders de l'opposition ont signé un pacte pour tenir le gouvernement Boakai comptable de ses actes, à trois ans de la présidentielle de 2029.
Publié le 29 septembre 2026 à 10:56 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 20:12

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Ils se sont longtemps affrontés dans les urnes. Ce week-end, à Monrovia, ils se sont retrouvés autour de la même table.
George Weah, Alexander Cummings, Simeon Freeman, Dee-Maxwell Saah Kemayah et Jonathan Mason ont signé, le 27 septembre, un pacte d'opposition au Sinkor Palace, sur le boulevard Tubman, rapporte AllAfrica.
L'objectif affiché, selon The New Dawn Liberia, est de « tenir conjointement et de façon constructive le gouvernement Boakai-Koung comptable » de sa gestion. Leurs griefs sont précis : une perte présumée de territoire au profit de la Guinée, une lutte anticorruption jugée sélective, un mépris des décisions de la Cour suprême, l'usage des lois sur la cybercriminalité contre des voix critiques, ainsi qu'un projet de construction contesté à Foya de 10 millions de dollars.
FrontPageAfrica précise que les cinq partis ont mis en place un comité technique conjoint. « Nous étions une seule voix et nous avons signé un document pour travailler ensemble », a résumé Weah, cité par AllAfrica, quand Cummings a tenu à préciser : « Ce n'est pas une alliance électorale », avant d'ajouter qu'elle « pourrait le devenir ».
Rien n'est encore joué.
Voir d'anciens rivaux politiques s'unir autour d'un texte commun n'est jamais un simple non-événement en Afrique de l'Ouest, où les egos personnels ont souvent fait plus de dégâts à l'opposition que les partis au pouvoir eux-mêmes. Que cette union survienne trois ans avant l'échéance, et non à la veille du scrutin, change la nature du pari : il s'agit ici de construire un rapport de force dans la durée.
D'ici 2050, les oppositions africaines qui auront appris à structurer des coalitions stables entre deux élections, plutôt que de se recomposer à la hâte tous les cinq ans, seront celles qui pourront réellement peser sur la gouvernance de leurs pays.
Ce pacte survivra-t-il aux ambitions présidentielles individuelles de ses cinq signataires d'ici 2029, ou s'effritera-t-il au premier calcul électoral ?
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