Plus de 200 entreprises indiennes, qui ont investi plus de 27 milliards de dollars au Nigeria, seraient devenues le deuxième employeur du pays, juste derrière l'État fédéral.
Publié le 14 août 2026 à 13:27 — mis à jour le 15 septembre 2026 à 21:22

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27 milliards de dollars. C'est le montant cumulé des investissements réalisés par plus de 200 entreprises indiennes au Nigeria, selon les données transmises par la mission diplomatique indienne à Abuja. Un chiffre qui place ces entreprises, toujours selon la même source, au rang de deuxième employeur du pays, juste derrière le gouvernement fédéral nigérian.
Le constat a été formulé publiquement par le haut-commissaire indien au Nigeria, G Balasubramanian, lors d'une visite du Premier ministre Narendra Modi à Abuja.
Pharmaceutique, énergie, transport et distribution, transformation, télécommunications, les entreprises indiennes couvrent un spectre large de l'économie nigériane, souvent loin des projecteurs médiatiques que captent davantage les géants pétroliers occidentaux ou chinois.
Cette présence ne date pas d'hier. New Delhi a ouvert une représentation diplomatique à Lagos dès 1958, deux ans avant l'indépendance du Nigeria. Un ancrage historique qui explique en partie la profondeur des liens économiques actuels, entretenus depuis des décennies plutôt que construits en quelques années d'investissements opportunistes.
Mais cette dépendance à une main-d'œuvre et des compétences extérieures interroge aussi. Le groupe nigérian Dangote a récemment recruté plusieurs milliers de techniciens indiens pour sa raffinerie, faute d'avoir trouvé localement les profils qualifiés en nombre suffisant, dans un pays de plus de 200 millions d'habitants. Un paradoxe qui nourrit un débat plus large sur le continent, entre attractivité pour les investisseurs étrangers et urgence de former sa propre expertise technique.
La relation entre l'Inde et l'Afrique continue de s'intensifier, portée par des visites officielles répétées et des accords sectoriels. Reste une question de fond pour l'Afrique de 2050. Peut-on vraiment parler de souveraineté économique tant que l'essentiel de l'expertise technique de pointe continue de venir d'ailleurs ?
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