Avant son premier match à la tête des Bafana Bafana, Pitso Mosimane a renforcé son encadrement technique, un choix qui en dit long sur ce que la Fédération sud-africaine attend de ces éliminatoires de la CAN 2027.
Publié le 22 septembre 2026 à 11:40 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 15:34

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Trois noms qu'on ne verra jamais courir sur la pelouse, mais qui pourraient bien peser sur le sort des Bafana Bafana dans cette course à la CAN 2027.
Pour ses grands débuts sur le banc de la sélection sud-africaine, Pitso Mosimane n'a pas seulement choisi ses joueurs, il a d'abord recomposé son encadrement.
La Fédération sud-africaine de football (SAFA) confirme l'arrivée de Marcus Mashilo comme entraîneur des gardiens, de Tshepo Mahao comme analyste adjoint et de Goolam Valodia comme analyste vidéo chargé d'étudier les adversaires. « Le staff technique est complet maintenant », a déclaré Mosimane, cité par la SAFA, insistant sur l'expérience de Mashilo acquise notamment à Mamelodi Sundowns.
De son côté, Times Live précise que l'entraîneur a convoqué trente joueurs pour ce premier rassemblement, avec les attaquants Yanela Mbuthuma et Cassius Mailula parmi les visages nouveaux, avant le déplacement à l'Orlando Stadium de Soweto contre la Guinée le 28 septembre, puis face à l'Érythrée au Caire deux jours plus tard.
L'enjeu dépasse le simple onze de départ. Critiquée après une CAN 2025 décevante et une fédération régulièrement pointée du doigt pour son instabilité sur le banc, la sélection sud-africaine joue sa crédibilité continentale dès ce premier coup d'envoi.
En renforçant sa cellule vidéo et l'encadrement de ses gardiens avant même le premier match, Mosimane envoie un signal à une SAFA habituée à gérer les crises après coup : la préparation, pas l'improvisation, doit redevenir la culture d'une sélection qui a longtemps vécu sur son nom plus que sur sa méthode. Sur un continent où la moitié des fédérations changent de sélectionneur au moindre faux pas, bâtir un staff complet avant la compétition plutôt qu'après une élimination mérite d'être noté.
En projetant cette exigence jusqu'en 2050, c'est toute la manière dont l'Afrique du Sud entend redevenir une puissance du football continental qui se joue dans ces détails d'organisation. Les nations qui domineront la CAN dans vingt-cinq ans ne seront pas forcément celles qui compteront le plus de talents individuels, mais celles dont les fédérations auront appris à professionnaliser l'encadrement autant que le recrutement.
Le talent sud-africain suffira-t-il à qualifier les Bafana pour une CAN 2027 organisée en Afrique de l'Est, ou la vraie bataille se joue-t-elle d'abord dans les bureaux de la SAFA ?
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