L'introduction en bourse de Bridge Bank Group Côte d'Ivoire a été sursouscrite à 142 % et clôturée en avance, faute de titres disponibles.
Publié le 24 septembre 2026 à 09:28 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 20:05

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Il a fallu fermer les guichets plus tôt que prévu. Pas par manque d'intérêt, mais parce qu'il n'y avait plus assez de titres à vendre. Plus de 17 500 personnes, souvent des épargnants qui n'avaient jamais acheté une seule action de leur vie, se sont battues pour un bout de Bridge Bank Group Côte d'Ivoire.
Ce mercredi 24 septembre 2026, la banque commence officiellement à s'échanger à la Bourse régionale des valeurs mobilières sous le ticker BBGC, seizième établissement bancaire coté sur la place d'Abidjan. Un tel engouement populaire pour un titre bancaire n'est pas anodin : il mesure la confiance grandissante d'une partie de la classe moyenne ouest-africaine dans ses propres institutions financières.
Selon Agence Ecofin, relayée par AllAfrica, l'opération a été sursouscrite à 142 %, avec 95,8 milliards FCFA demandés pour seulement 67,5 milliards FCFA offerts, à un prix de référence de 6 750 FCFA l'action. La valorisation de la banque avoisine désormais 337,5 milliards FCFA, soit environ 600 millions de dollars, confirme Billionaires.Africa. Derrière cette réussite, un nom : Yerim Sow, milliardaire sénégalais et fondateur du groupe Teyliom, qui affirme vouloir utiliser les fonds levés pour étendre la banque au Sénégal, en Guinée et au Burkina Faso.
Des analystes cités par Sika Finance y voient un signal de maturité pour la BRVM, longtemps jugée trop étroite pour attirer une épargne populaire massive. C'est la preuve qu'un capital panafricain peut se lever chez les Africains eux-mêmes, sans dépendre systématiquement des bailleurs de Londres ou de New York. Une souveraineté financière qui se construit un investisseur à la fois.
Si cette dynamique tient, l'Afrique de 2050 pourrait voir ses marchés financiers régionaux devenir le premier réservoir de capital de ses propres champions économiques, plutôt qu'une simple case à cocher pour rassurer des créanciers étrangers.
Et vous, confieriez-vous votre épargne à une banque panafricaine plutôt qu'à un placement étranger ?
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