Au Complexe judiciaire de Cotonou, le Bénin a remis leurs attestations de nationalité à 28 Afro-descendants, dans le cadre du programme My Afro Origins.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:42 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 15:30

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Vingt-huit personnes, venues des États-Unis, d'Haïti et d'ailleurs, ont reçu ce jeudi 30 juillet 2026 leur attestation de nationalité béninoise. La cérémonie s'est tenue au Complexe judiciaire de Cotonou, sous la présidence du Garde des Sceaux Yvon Detchenou, aux côtés de la ministre des Affaires étrangères Corinne Amori Brunet et de la conseillère technique Rose-Marie Sossa.
Ce n'est pas un hasard de calendrier. C'est une nouvelle étape de l'initiative My Afro Origins, lancée le 4 juillet 2025, qui permet à tout Afro-descendant de déposer sa demande en ligne, de payer des frais de 100 dollars, et de suivre son dossier à distance. La loi n°2024-31 du 2 septembre 2024 a posé le cadre : un droit au retour pour les descendants des Africains subsahariens déportés.
Le 30 juillet correspond aussi à la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains. Rose-Marie Sossa l'a rappelé sans détour : mémoire, résilience et avenir. Elle a insisté sur un point concret, celui de la transmission : la nationalité s'ouvre sur la vie civique, et se transmet aux enfants.
Les récipiendaires, eux, parlent d'émotion. God Win Louis, Afro-descendant haïtien, raconte que ses ancêtres viennent de Sakété et d'Allada, et que dix ans de visites au Bénin l'ont mené jusqu'ici. Fresner Delva, Américain, y voit une réparation. Une injustice historique qu'on répare, une génération après l'autre. Qui, en Amérique ou dans les Caraïbes, n'a jamais rêvé de retrouver ce fil-là ?
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