Le secrétaire exécutif de la mairie de Cotonou a démissionné, le maire a validé son départ et organisé la transition. Ce que cela dit de la gouvernance d'une ville d'un million d'habitants.
Publié le 3 octobre 2026 à 08:14

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Dans les couloirs de la mairie de Cotonou, une chaise vient de se vider, celle de l'homme qui fait tourner au quotidien l'administration d'une ville de plus d'un million d'habitants et premier poumon économique du Bénin. Anges Paterne Amoussouga, secrétaire exécutif depuis plusieurs années, a déposé sa démission le mercredi 30 septembre, pour des raisons qu'il a qualifiées de personnelles, écrit Matin Libre.
Le maire n'a pas traîné. Par une lettre datée du 1er octobre, il a accepté le départ, fixé son entrée en vigueur au 31 octobre et ouvert une période de transition pour que les services municipaux, état civil, voirie, marchés, continuent de tourner sans accroc, précise Les 4 Vérités. Un communiqué du cabinet du maire a mis fin aux rumeurs qui circulaient : ce départ n'a aucun lien avec celui du directeur des services techniques, Sabi Gourgui Orou-Gani, parti deux semaines plus tôt pour une promotion et non par désaccord, clarifie la même source.
Pourquoi un simple départ administratif mérite l'attention ? Parce que Cotonou grossit plus vite que ses institutions. Chaque rotation à un poste clé fragilise, pour quelques semaines, une machine déjà sous tension face à l'inondation, aux embouteillages et à une démographie qui ne ralentit pas.
À l'horizon 2050, les mégapoles africaines concentreront l'essentiel de la croissance du continent. Leur gouvernance locale, souvent reléguée au second plan derrière la politique nationale, décidera si cette croissance profite aux habitants ou les dépasse.
Et vous, la mairie de votre ville change-t-elle assez vite pour suivre sa propre croissance ?
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