Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, appelle les salariés à dénoncer les entreprises qui ne respectent pas le salaire minimum.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:43 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 18:27

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52 000 FCFA. C'est le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti en vigueur au Bénin depuis le 1er janvier 2023, contre 40 000 FCFA auparavant, soit une hausse de 30 %. Sauf que certaines entreprises continuent de verser 40 000, voire 30 000 FCFA, jugeant le montant légal trop élevé.
Le jeudi 23 juillet 2026, le gouvernement a décidé de durcir le ton. Le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji a invité les salariés du privé, premiers concernés par le SMIG, à dénoncer les employeurs fautifs.
La stratégie tient en trois volets.
Responsabiliser le travailleur, en le plaçant au cœur du contrôle. Dissuader l'employeur, avec une vraie menace de convocation. Réaffirmer, surtout, que le SMIG n'est pas une recommandation : c'est une obligation légale.
« Allez à la CNSS et dénoncez », a lancé le porte-parole. Les entreprises signalées seront convoquées pour s'expliquer, et le gouvernement promet qu'il n'y aura pas de représailles, comparant cette démarche au droit de critiquer l'action publique.
Cette décision offre une voie de recours à ceux qui subissent des rémunérations indignes, surtout dans l'informel et les PME. Un travailleur décemment payé devient un consommateur actif, et un citoyen pleinement engagé. Reste à savoir si la peur de la convocation suffira là où la loi, seule, n'a pas suffi.
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