Depuis janvier 2025, un Béninois peut lier son numéro aux trois portefeuilles mobiles à la fois. Fini les cartes SIM multipliées pour jongler entre les réseaux.
Publie le 23 juillet 2026 à 17:06 - mis a jour le 6 septembre 2026 à 00:35

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Un numéro. Trois portefeuilles. Voilà ce qui change au Bénin depuis janvier 2025.
Avant, chaque service Mobile Money vivait enfermé dans son réseau. Une puce MTN pour MTN MoMo. Une puce Moov pour Moov Money. Une puce Celtiis pour Celtiis Cash. Résultat : beaucoup de Béninois trimballaient plusieurs cartes SIM dans leur téléphone, ou renonçaient carrément à certains services faute de la bonne puce.
Ça ne collait plus à la réalité du terrain. Et ça ne respectait plus les exigences réglementaires non plus.
L'ARCEP Bénin (l'Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste) a donc lancé un chantier de fond : connecter entre elles les plateformes des émetteurs de monnaie électronique et tous les réseaux mobiles du pays. Objectif : que le numéro, peu importe l'opérateur, puisse enfin parler à MTN MoMo, Moov Money et Celtiis Cash en même temps.
Concrètement, qu'est ce que ça change dans la vie de tous les jours ? D'abord, plus besoin de multiplier les SIM : un seul numéro fait tout le travail. Ensuite, on peut tester un service, changer d'avis, passer à un autre, sans jamais perdre son numéro de téléphone. Enfin, les transferts d'argent entre réseaux deviennent plus fluides, et chacun peut comparer les frais et les promotions avant de choisir.
Pour l'ARCEP, l'enjeu dépasse le simple confort d'usage. Cette interconnexion doit renforcer la concurrence entre opérateurs, faire tomber les barrières techniques, et surtout pousser l'inclusion financière partout dans le pays. Y compris là où l'accès aux services numériques reste fragile.
Ces avancées figurent dans le Rapport annuel d'activités 2025 de l'ARCEP Bénin. Une étape de plus dans la modernisation des services financiers du pays.
Un numéro, trois portefeuilles, zéro dépendance à un seul réseau. La flexibilité est là. Reste à voir si les usages béninois vont suivre au même rythme.
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