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En 2021, l'Afrique attendait les vaccins. Les flacons arrivaient des mois après l'Europe et l'Amérique du Nord. Cinq ans plus tard, l'Afrique construit sa propre usine.
Publié le 18 avril 2026 à 13:18 UTC

Le 17 avril 2026, la Banque européenne d'investissement, la Commission européenne et l'IFC ont annoncé conjointement un investissement de 75 millions d'euros en quasi-fonds propres et 20 millions de dollars pour financer la construction d'une nouvelle installation au Cap.
Le bénéficiaire : le Biovac Institute, partiellement détenu par l'État sud-africain. La première installation africaine capable de produire des vaccins multi-antigènes de bout en bout, de la fabrication du principe actif jusqu'au conditionnement final.
Les vaccins visés sont concrets : contre le choléra, la polio, la méningite et la pneumonie. Le coût total : 180 millions de dollars. Les retombées attendues : 340 emplois qualifiés directs et plus de 7 000 emplois indirects.
Le COVID avait révélé une vérité brutale : l'Afrique ne produisait à l'époque que 1% des vaccins qu'elle consommait. L'Union africaine avait fixé un objectif de 60% d'autosuffisance vaccinale d'ici 2040. Cet investissement est l'un des premiers jalons concrets.
Le rapprochement avec l'actualité de la semaine est frappant : l'IPO Dangote démontre que l'Afrique peut s'autofinancer en énergie. Biovac démontre qu'elle peut le faire en santé. Deux preuves, la même semaine, que le continent n'est pas condamné à dépendre de l'extérieur pour ses besoins fondamentaux.
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Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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