Une formation de deux mois initiée par l'ONG Jeunes Médecins Engagés a permis à 45 jeunes de Bouaké de se qualifier au métier de secouriste, face aux défis de l'emploi des jeunes en Côte d'Ivoire.
Publié le 19 août 2026 à 16:36 — mis à jour le 2 septembre 2026 à 06:34

Ecouter l'article
Apprendre à sauver des vies, c'est aussi apprendre à se construire un avenir. À Bouaké, 45 jeunes viennent d'achever une formation de deux mois au métier de secouriste, à l'initiative de l'ONG Jeunes Médecins Engagés. Une démarche qui s'inscrit dans la réponse aux enjeux de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes dans la région du Gbêkê.
Le choix du secourisme n'est pas anodin. Dans une ville en pleine croissance, régulièrement confrontée aux accidents de la route et aux urgences sanitaires du quotidien, disposer de relais formés aux premiers gestes qui sauvent répond à un besoin réel de proximité. Ces jeunes deviennent, à leur échelle, des maillons essentiels d'une chaîne de secours souvent trop tendue dans les villes de l'intérieur du pays.
Cette initiative rejoint une dynamique plus large portée par les acteurs de la société civile ivoirienne, qui multiplient les formations qualifiantes à destination d'une jeunesse en quête de débouchés concrets, entre métiers techniques, agro-pastoraux et désormais paramédicaux. Bouaké, deuxième ville du pays, est devenue depuis plusieurs années un terrain d'expérimentation privilégié pour ce type de programme d'insertion, à l'image des centres de service civique qui y forment chaque année des centaines de jeunes.
Former des secouristes, c'est investir à la fois dans la sécurité des communautés et dans l'avenir de sa jeunesse. Combien de villes ivoiriennes suivront l'exemple de Bouaké pour transformer l'engagement citoyen en véritable filière d'emploi ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…